lundi 25 mars 2013

L'éolien offshore, une énergie dans le vent ?

L'éolien, un acteur majeur du mix énergétique

En 2011, l'éolien représentait 26,5 % des énergies renouvelables dans la consommation brute d'électricité des pays de l'Union Européenne (179,2 TWh), derrière l'hydraulique (46 %).

Part des énergies renouvelables dans la consommation brute d'électricité des pays de l'Union Européenne en 2011(Source : EurObserv'ER 2012)
      
L'éolien a même été le principal contributeur à l'augmentation de la production d'électricité d'origine renouvelable (+ 30 TWh par rapport à 2010, soit + 20,1 %).

Malgré les difficultés rencontrées par ce secteur (concurrence accrue des industriels chinois, américains, indiens et coréens ; crise financière; incertitudes liées à la réglementation et aux politiques nationales), l'éolien représente un chiffre d'affaires de plus de 32 milliards d'euros et emploie environ 270 000 personnes en Europe.

L'éolien offshore progresse partout... sauf en France


Le récent rapport EWEA sur les chiffres de l'éolien offshore en Europe indique que 293 turbines représentant 1 166 MW ont été connectées au réseau en 2012, soit une progression de 33 % sur un an. Ainsi, la puissance offshore totale atteint près de 5 GW, répartie en 55 parcs. 14 parcs supplémentaires sont actuellement en phase de construction et devraient porter la puissance totale à 8,3 GW d'ici fin 2014. La Grande-Bretagne arrive en tête avec 2,9 GW, suivie par le Danemark (0,9 GW) et la Belgique (0,4 GW). La France, quant à elle, est toujours à zéro...

Un troisième appel d'offres pour l'éolien offshore très attendu

France Énergie Éolienne souligne que le deuxième appel d'offres de 1 000 MW pour les zones du Tréport et de Noirmoutier ne suffira pas pour atteindre les objectifs fixés à 6 000 MW en 2020. Selon son Président, Nicolas Wolff :
"Il est désormais très urgent de lancer le troisième appel d'offres pour ajouter les 3 000 MW manquants".

L'éolien offshore favoriserait la biodiversité...

Une étude menée sur le parc Offshore Windpark Egmond aan Zee, aux Pays-Bas, s'est intéressée à l'impact écologique de ce parc sur la faune, en mesurant les changements de populations et de comportements observés chez les micro-organismes aquatiques, les poissons, les mammifères marins (phoques et marsouins) et les oiseaux (marins et migrateurs).
Elle révèle que les micro-organismes vivant sur le nouveau support (monopiles et amas de rochers) ont vu leur nombre augmenter significativement. De nouvelles espèces, telles que les moules, les étoiles de mer et les crabes sont même venus coloniser l'espace. Les poissons auraient trouvé refuge dans ces zones où la pêche est désormais interdite. Aucun effet n'a été réellement observé sur la trajectoire des oiseaux : si certaines espèces évitent le parc, le Grand Cormoran, au contraire, semble apprécier de sécher ses ailes sous le vent des pales. Aucune collision n'a été enregistrée durant cette étude. Le nombre de marsouins a augmenté à l'intérieur du parc, certainement en raison de la plus grande abondance de la ressource alimentaire et de la tranquillité des eaux. Les phoques semblent quant à eux avoir été perturbés par le bruit lors de la phase de construction du parc, notamment lors du forage et du martèlement des piles dans le fond marin.
En conclusion, les monopiles et les amas de rochers des éoliennes offshore constituent un nouvel habitat propice à la biodiversité marine. En revanche, il convient d'éviter des zones de passages d'oiseaux migrateurs.
http://iopscience.iop.org/1748-9326/6/3/035101/pdf/1748-9326_6_3_035101.pdf

...mais affecterait les dynamiques des vents et les circulations océaniques

Göran Broström, de l'Institut Météorologique Norvégien, a démontré que les fermes éoliennes offshore de grande superficie créent des phénomènes d'upwelling et de downwelling, qui modifient les circulations des vents et des courants océaniques.  Selon lui, la superficie du parc a plus d'impact que la densité des éoliennes dans ce parc. L'impact serait ressenti sur une surface 160 fois supérieure à celle du parc. Un des effets les plus critiques constatés réside dans une variation de quelques millimètres du niveau de la mer. L'étude se poursuit pour déterminer dans quelle mesure la température océanique est modifiée.
http://www.physicstoday.org/daily_edition/down_to_earth/egu_2012_potential_ecosystem_effects_of_offshore_wind_farms

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0924796308001085

Au regard de ces deux études, il me semble que la modification des vents pourrait être l'une des raisons pour lesquelles les oiseaux évitent la zone.

jeudi 14 mars 2013

4 clés pour obtenir des informations sur les personnes que vous voulez contacter

Bonjour,

Je ne sais pas si c'est la journée de la Femme qui m'a inspiré ce thème, mais je suis agacée, en tant que femme chef d'entreprise, de recevoir certains courriers adressés à "Monsieur le Président" ou "Monsieur le Directeur", voire même : "Gaëlle GARIBALDI, Monsieur le Président", de la part d'un (très mauvais) prestataire en veille (le même qui me demande des devis en se faisant passer pour un étudiant alors qu'une simple recherche Google sur son nom m'indique bien qu'il est prestataire en veille, le même qui essaie encore une fois de m'obtenir un tarif en m'envoyant un e-mail info@commercial.fr sans signature!!!).
Certes les préjugés ont la vie dure, et il faut reconnaître que ceux qui envoient de tels courriers ont plus de chance de "taper dans le mille" sachant que les chefs d'entreprise sont bien souvent des hommes (15 % seulement des chefs d'entreprise sont des femmes), mais cela traduit surtout, à mon sens, une méconnaissance absolue de la personne à qui l'on s'adresse!!!
C'est pourquoi j'ai décidé aujourd'hui de vous donner 4 clés pour vous renseigner sur les personnes que vous voulez contacter.


PS : S'il m'arrive parfois d'envoyer des courriers "en masse" et non personnalisés, dans ce cas, j'indique "Madame, Monsieur" ou tout simplement "Bonjour" s'il s'agit d'un e-mail.

jeudi 28 février 2013

Findus ou l'importance de bien connaître sa filière!

Tout le monde a entendu parler de "l'affaire Findus" depuis quelques semaines...
C'est l'occasion pour moi de vous rappeler combien il est important de bien connaître ses fournisseurs, les fournisseurs de ses fournisseurs,... et de se positionner dans sa filière.


D'abord, qu'est-ce qu'une filière? 
Une filière représente l'ensemble des acteurs impliqués dans la fabrication d'un produit, de la matière première jusqu'au consommateur, voire jusqu'à la deuxième vie du produit en cas de recyclage.
Les cœurs de métier de ces acteurs sont différents. Par exemple, si l'on étudie la filière bois, le métier d'un sylviculteur est différent de celui d'un charpentier, qui est lui-même différent de celui d'un ébéniste ou encore d'un fabricant de papier!
Exemple de la filière bois (crédit : fibra.net)

On le voit, les différents maillons de cette chaîne apportent de la valeur au produit final. C'est pourquoi l'on parle de chaîne de valeur. Une entreprise n'est qu'une petite composante de sa filière et est interconnectée avec les autres acteurs. C'est pourquoi il est si important d'avoir une vision d'ensemble de sa filière pour bien connaître son environnement, identifier les enjeux, anticiper les opportunités...et les menaces, et se positionner stratégiquement.

Comment mieux connaître ma filière?
Pour obtenir des informations générales sur votre filière et en connaître les acteurs, renseignez-vous auprès des organisations professionnelles associées qui disposent généralement d'annuaires et d'études relatives à leur marché, étudiez les fiches sectorielles proposées par exemple par l'INSEE, l'APCE ou les sites ministériels, consultez les études de marché publiées sur le sujet, lisez la presse spécialisée ou rendez-vous sur les salons professionnels qui sont aussi des mines d'informations!

N'oubliez pas de vous intéresser aux fournisseurs de vos fournisseurs, et à leurs capacités financières, leurs moyens de production, etc...

Dans le cadre de son parcours Formation Veille Technologique, LYNKS Veille consacre un module entier à la connaissance de sa filière. Plus d'informations sur les formations LYNKS Veille ici.



lundi 18 février 2013

Découvrez les acteurs grenoblois de la filière HYDROGENE

L'hydrogène se positionne comme une énergie d'avenir. La région grenobloise rassemble de nombreux acteurs de la filière, tels que Air Liquide, McPhy, Symbio FCell, ou encore le CEA-LITEN.
Je vous invite à découvrir ces principaux acteurs à travers ce reportage proposé par l'AEPI, l'Agence d’Études et de Promotion de l'Isère.

mardi 12 février 2013

Vous utiliserez des nanoparticules en 2014? Faîtes votre déclaration sur r-nano!

Un nouvel avis s'adressant aux entreprises produisant, distribuant et important des substances à l'état nanoparticulaire et aux laboratoires publics et privés de recherche est paru début janvier. 

Il porte sur la mise en place d'un dispositif de déclaration obligatoire des quantités et des usages des substances à l'état nanoparticulaire produites, distribuées ou importées en France.

Ce dispositif a pour objet de mieux connaître les nanomatériaux et leurs usages, de disposer d'une traçabilité des filières d'utilisation, d'une meilleure connaissance du marché et des volumes commercialisés et enfin de collecter les informations disponibles sur les propriétés toxicologiques et écotoxicologiques.

La déclaration des substances à l'état nanoparticulaire entre en vigueur le 1er janvier 2013 : les premières déclarations seront donc relatives à l'année 2012.
La déclaration doit être adressée par voie électronique, par le biais du système d'information développé spécialement à cet effet : https://www.r-nano.fr avant le 1er mai 2013.

Consultez l'avis intégral :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026872478&dateTexte=&categorieLien=id

mardi 5 février 2013

Retour sur les accidents technologiques de 2011

Connaissez-vous la base ARIA? Sûrement si vous êtes directeur ou ingénieur HSE d'une installation classée... mais l'exploitez-vous vraiment pour vos propres retours d'expériences?

La base ARIA (Analyse, Recherche et Information sur les Accidents) du Ministère du Développement Durable recense depuis 1992 les accidents et incidents concernant notamment des installations classées. Les accidents enregistrés sont majoritairement français, mais la base intègre également des évènements étrangers. Ces informations font l'objet d'une analyse poussée et d'un retour d'expérience, partagés avec les acteurs de ces filières.

1842 évènements ont été enregistrés en 2011,
dont 945 impliquent des installations classées françaises.
L'incendie et le rejet de matières dangereuses sont des types d'accidents courants. L'explosion, la projection ou la chute d'équipements sont certes plus rares, mais ont souvent un potentiel catastrophique bien supérieur.
Les activités concernées sont principalement les industries chimiques et pharmaceutiques (13 %), l'agriculture (11 %), la métallurgie (11 %), la récupération et le traitement des déchets (11 %). Néanmoins, ramené au nombre d'établissements sur le territoire, ce sont les raffineries qui sont les plus touchées, avec une fréquence de 2 accidents par an et par établissement, contre 0,2 pour l'industrie chimique et pharmaceutique.

Conséquences humaines
En 2011, 16 des 900 accidents recensés aux conséquences connues ont provoqué le décès de 20 personnes : 14 employés et 6 personnes du public. 214 accidents ont blessé 633 personnes, dont 71 % d'employés, 19 % des secours et 10 % appartenant au public.


Conséquences économiques
Les dommages matériels, constatés dans 3 accidents sur 4, peuvent être conséquents, de même que les pertes d'exploitation liées à la destruction partielle ou totale des outils de production. Dans 14 % des cas, l'accident a engendré une période de chômage technique.
Conséquences environnementales
La pollution atmosphérique est la principale conséquence environnementale constatée.
Données ayant servi à l'élaboration des graphiques, issues de l' Inventaire 2012 des accidents technologiques, Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie.

Pour en savoir plus sur les accidents technologiques, rendez-vous sur www.aria.developpement-durable.gouv.fr . Vous y trouverez notamment des fiches détaillées sur des accidents historiques, mais aussi des "flashs" , pour diffuser rapidement des retours d'expériences ciblés. Une collection de CD-Rom rassemblant les retours d'expériences sur les accidents industriels est disponible sur simple demande au BARPI : srt.barpi@developpement-durable.gouv.fr.

lundi 4 février 2013

Entreprises innovantes : protégez votre savoir-faire!

Aujourd'hui, plutôt qu'un long discours, j'ai envie de partager avec vous une vidéo "choc" pour vous inciter, entreprises innovantes, à protéger votre savoir-faire.
Voici "un cas d'école", que nous avons proposé cette semaine aux étudiants en première année d'école de commerce à Grenoble Ecole de Management, dans le cadre du cours "Management Stratégique de l'Information et Intelligence Economique". Il s'agit d'un documentaire de Lundi Investigation, datant de 2005, sur l'affaire Gemplus, qui retrace comment le créateur de la carte à puce s'est fait progressivement déposséder de son savoir-faire.
Vous y verrez à quel point une entreprise innovante représente un potentiel stratégique pour un pays.

Après avoir regardé cette vidéo, dîtes-moi si vous pensez que votre entreprise peut elle aussi, subir ce genre de menaces, ou si au contraire, vous ne vous sentez pas du tout concerné. 
Dîtes-moi quels sont les moyens que vous avez mis en oeuvre pour protéger votre savoir-faire. Partagez vos propres expériences (piratage de site web, vandalisme de vos locaux, vol de portables...).

Vos retours me permettront d'affiner la prochaine formation que je développe actuellement sur la protection du savoir-faire. Merci d'avance pour votre participation!

Le reportage dure environ 40 à 45 minutes, et est suivi d'un échange avec les journalistes.