lundi 22 juillet 2013

Exposition aux particules fines : le chiffre du jour

 D'après le dernier rapport de l'OMS, 80 % de la population européenne vit dans des villes exposées à des niveaux de pollution en particules fines (PM10 et PM2,5) supérieurs aux recommandations de l'OMS sur la qualité de l'air.


L'espérance de vie des Européens serait réduite de 9 mois en moyenne à cause de la pollution atmosphérique.

jeudi 11 juillet 2013

Le marché de la géothermie devrait plus que doubler d'ici 10 ans

Une étude de l'ADEME, conduite avec les professionnels de la filière géothermie et le cabinet CapGemini Consulting, prévoit que le marché mondial de l'électricité géothermique sera multiplié d'un facteur 2,3 d'ici 2023.

Production électrique d'origine géothermique : l'Islande, l'Italie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et les Etats-Unis exportent cette énergie. Source : Géothermie Perspectives / Ademe /BRGM
A ce jour, une quarantaine de pays produisent de l'électricité d'origine géothermique mais seuls cinq pays sont exportateurs de cette énergie : l'Islande, l'Italie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et les Etats-Unis.

Le marché mondial représente un chiffre d'affaires de 1,4 milliard de dollars, et pourrait atteindre 3,3 milliards d'ici 10 ans, grâce notamment à un fort développement en Afrique (x 9), en Asie / Pacifique (x 4), en Amérique Centrale / Caraïbes (x2) et en Amérique du Sud (créations). Le développement serait en revanche nettement plus modéré aux Etats-Unis (x 1,5) et en Europe (x 0,5), où cette énergie est déjà bien exploitée.
Crédit photo : e-pat (Flickr)

Source : Communiqué de presse de l'ADEME

jeudi 4 juillet 2013

La Commission Européenne vous consulte sur les nanomatériaux



Après la France, qui renforce son suivi des fabricants et utilisateurs de nanoparticules depuis cette année avec l'obligation de déclaration r-nano, c'est au tour de la Commission Européenne de se pencher sur le sujet. La Commission Européenne a en effet ouvert une consultation publique sur la modification des annexes du règlement Reach relatives aux nanomatériaux. 
Jusqu'à présent, le règlement Reach ne distingue pas les nanomatériaux des autres substances chimiques "normales". Il a d'ailleurs fallu attendre octobre 2011 pour que la Commission Européenne donne sa propre définition d'un nanomatériau : 

Un "Nanomatériau" est un matériau naturel, accidentel ou fabriqué contenant des particules simples, agrégées ou agglomérées dont au moins 50 % ont au moins une de leurs dimensions externes comprise entre 1 et 100 nm.  Dans certains cas, justifiés par des intérêts environnementaux, liés à la santé ou à la compétitivité, le seuil peut être abaissé jusqu'à 1 %. Par dérogation, les fullerènes, les  graphènes et les nanotubes de carbone avec au moins une de leurs dimensions externes inférieure à 1 nm sont considérés comme nanomatériaux.

Cette consultation, qui s'étend du 21 juin au 13 septembre, porte sur cinq options de clarification de la procédure d'enregistrement des nanomatériaux (plus de détails sur la nature physicochimique des nanoparticules, précisions sur les applications couvertes par la définition, précisions sur les évaluations de dangerosité...), et vise à en évaluer l'efficacité, les coûts et la sécurité associés.

"L'objectif de cette initiative est d'assurer une grande clarté s'agissant de la prise en compte des nanomatériaux par le règlement Reach et de l'évaluation en matière de sécurité", explique la Commission.
Ainsi, une proposition de révision des annexes de Reach, tenant compte des propositions formulées dans la cadre de cette consultation, devrait être proposée d'ici la fin de l'année.
N'hésitez donc pas à donner votre avis! (en anglais uniquement)

samedi 25 mai 2013

Qui a les clés pour innover ? Ou comment désactiver votre cerveau pour être plus créatif...

Lors de l'ouverture de la table ronde du Forum 4i, qui s'est tenu à Grenoble le jeudi 23 mai, Thierry Menissier, professeur de philosophie à l'Institut de l'Innovation (qui anime les Ateliers de l'Imaginaire de Grenoble), a posé cette question simple :
Qui a les clés pour innover?
Selon lui, la réponse se trouve dans la combinaison de trois composantes :
  • les inventeurs, les investisseurs et les industriels,
  • les pouvoirs publics, qui veillent à l'Intérêt Général,
  • un être hybride : l'usager-consommateur-citoyen
 Je vous propose, pour cet article, de nous intéresser à la première composante.

Les inventeurs


Geneviève Fioraso, Ministre de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur, a déclaré, en ouverture du Forum 4i :
 "Il faut cesser d'opposer Recherche et Innovation"
Son objectif est d'étendre l'ouverture des universités et des organismes de recherche vers les entreprises. Si l'état d'esprit et les objectifs ne sont certes pas les mêmes entre un chercheur à l'université et un chercheur d'une entreprise privée, ils restent cependant des inventeurs à part entière.

Une récente étude publiée dans Cognitive Neuroscience (Chrysikou E. & al, Noninvasive transcranial direct current stimulation over the left prefrontal cortex facilitates cognitive flexibility in tool use, Cognitive Neuroscience, 2013) montre qu'en désactivant une zone du cortex préfrontal gauche, les cobayes ont fait preuve de davantage de créativité quant à l'utilisation possible d'objets du quotidien. En effet, cette zone agirait comme une sorte de filtre de nos pensées inutiles, et donc de notre créativité. Cette découverte ne pourrait-elle pas révolutionner le futur de l'innovation et de l'invention? Les industriels pourraient ainsi "façonner" des inventeurs, en stimulant volontairement leur créativité. Une telle démarche (éthiquement contestable si elle ne concerne que des volontaires ?) pourrait fortement accélérer les avancées technologiques des prochaines décennies...

Les industriels

Or, l'étude menée par Ricoh et The Economiste Intelligence Unit révèle que les grands patrons européens s'inquiètent du rythme rapide de l'évolution technologique. Ils admettent que les changements technologiques impactent positivement la créativité et l'innovation, mais ont peur...de ne plus pouvoir suivre ! Ils redoutent notamment de ne pas réussir à adapter les processus de l'entreprise à ces évolutions technologiques.

Les investisseurs

Le Forum 4i est surtout l'occasion pour des start-ups de convaincre des investisseurs de soutenir leurs projets. Plusieurs investisseurs (3M New Ventures, Robert Bosch Venture Capital, Sony, Seb Alliance et Samsung) ont indiqué qu'ils étaient prêts à apporter jusqu'à plusieurs millions d'euros aux entreprises qui leur semblent les plus prometteuses dans des domaines d'activités variés. L'un d'eux a rappelé aux inventeurs, qui sont souvent des technologues mais pas forcément de bons communicants, que leur façon de présenter leur projet était essentielle : les investisseurs sont en quelque sorte leurs premiers clients, il faut donc les convaincre par un argumentaire commercial soigné. Force est de constater que la communication est souvent le point noir des start-ups!

La prochaine conférence européenne sur la R&D et l'innovation

La solution, afin qu'inventeurs, industriels et investisseurs accordent leurs violons, sera peut-être identifiée lors de la prochaine conférence européenne sur la R&D et l'innovation (CONCORDi-2013) qui se déroulera les 26 et 27 septembre à Séville, en Espagne. Cette conférence s'attachera en particulier à identifier les facteurs et les obstacles affectant la relation entre l'innovation et la croissance des entreprises européennes. L'investissement des entreprises en faveur de la R&D et de l'innovation sera abordé sous deux angles : l'accès des entreprises aux sources externes de financement, et l'utilisation stratégique des ressources internes.

Maintenant j'aimerais que vous répondiez à cette question dans les commentaires :   
Seriez-vous prêt à désactiver volontairement une zone de votre cerveau pour être plus inventif?
En effet, ce sujet me semble "brûlant", et je suis curieuse (par nature!) de connaître vos points de vue. Merci!

vendredi 3 mai 2013

Le bois énergie a de l'avenir!

Le bois énergie, en raison de la disponibilité et de son caractère renouvelable s'il est issu de forêts durablement gérées, est une énergie d'avenir face aux énergies fossiles.

En France, les forêts sont en pleine expansion : chaque année, 68 000 nouveaux hectares de bois sont plantés. Tant que le volume de bois prélevé ne dépasse pas cet accroissement, la ressource est renouvelable. A ce jour, seuls 60 % de cet accroissement annuel sont récoltés. (source : AGEDEN)

La filière bois-énergie contribue à l’entretien des forêts, ce qui évite les incendies et permet à la forêt de produire du bois d’œuvre. La filière bois-énergie utilise également les "déchets verts" liés à l'entretien des espaces ruraux et des forêts.


Le bois énergie est utilisé par trois secteurs :
  • Le secteur domestique représente les ménages qui utilisent le bois, essentiellement sous forme de bûches, pour le chauffage de leur habitat (maisons individuelles en grande majorité)

  • Le secteur collectif/tertiaire : ce secteur recouvre l'ensemble du chauffage collectif par chaudière bois, avec ou sans réseau de chaleur, pour l'habitat (résidences, HLM) et le tertiaire (bureaux, bâtiments administratifs, hôpitaux, écoles…). Les écorces / sciures, broyats de DIB et plaquettes sont les combustibles les plus valorisés dans les chaudières collectives.
  • Le secteur industriel est composé principalement des entreprises de la filière bois - transformation du bois, fabrication de papier-carton et panneaux - qui valorisent leurs produits connexes en chaudière (écorces, sciures et liqueurs noires) pour assurer leurs besoins de séchage.(source : FIBRA)
Selon une étude récemment publiée par Xerfi (avril 2013), la consommation finale d'énergie issue de la biomasse – hors bois des ménages - a progressé de plus de 4% par an entre 2005 et 2011, alors que la consommation énergétique totale de la France a légèrement reculé sur la même période. Dans l'atteinte des objectifs 2020 en matière d'énergies renouvelables, le bois énergie pourrait, selon cette étude, contribuer à 70% aux marchés de la biomasse en France.

Par ailleurs, cette filière, souvent éclipsée par la photovoltaïque ou l'éolien, génère des retombées économiques considérables, de l'ordre de 27,4 milliards d'euros en Union Européenne pour 2011 (source : EurObserv'ER 2012). Les 274 000 emplois (source : EurObserv'ER 2012) se situent essentiellement dans le secteur forestier et la fourniture de combustible, mais aussi dans la construction et l'exploitation des centrales biomasse, sans oublier les activités de fourniture de technologies et de composants pour les installations de chauffage, la fabrication des chaudières et des poêles.

Néanmoins, la filière bois manque de structuration en amont : les 3,5 millions de propriétaires gagneraient à s'associer sous forme de coopératives. Les entreprises de la filière sont souvent de taille artisanale, et les investissements nécessaires pèsent souvent lourd sur leur comptabilité pendant plusieurs années. Pour les aider, le Fonds stratégique d'investissement bois (http://www.fonds-fsi.fr/) peut prendre des participations dans les entreprises de la filière bois.

L'industrie du bois énergie devra en outre rester attentive aux conditions de production de la biomasse importée (notamment hors UE), et notamment en mettant en place des critères de durabilité.

En complément, je vous invite à lire ou relire cet article sur l'importance de bien connaître sa filière, et où vous trouverez un schéma de la filière bois.

lundi 25 mars 2013

L'éolien offshore, une énergie dans le vent ?

L'éolien, un acteur majeur du mix énergétique

En 2011, l'éolien représentait 26,5 % des énergies renouvelables dans la consommation brute d'électricité des pays de l'Union Européenne (179,2 TWh), derrière l'hydraulique (46 %).

Part des énergies renouvelables dans la consommation brute d'électricité des pays de l'Union Européenne en 2011(Source : EurObserv'ER 2012)
      
L'éolien a même été le principal contributeur à l'augmentation de la production d'électricité d'origine renouvelable (+ 30 TWh par rapport à 2010, soit + 20,1 %).

Malgré les difficultés rencontrées par ce secteur (concurrence accrue des industriels chinois, américains, indiens et coréens ; crise financière; incertitudes liées à la réglementation et aux politiques nationales), l'éolien représente un chiffre d'affaires de plus de 32 milliards d'euros et emploie environ 270 000 personnes en Europe.

L'éolien offshore progresse partout... sauf en France


Le récent rapport EWEA sur les chiffres de l'éolien offshore en Europe indique que 293 turbines représentant 1 166 MW ont été connectées au réseau en 2012, soit une progression de 33 % sur un an. Ainsi, la puissance offshore totale atteint près de 5 GW, répartie en 55 parcs. 14 parcs supplémentaires sont actuellement en phase de construction et devraient porter la puissance totale à 8,3 GW d'ici fin 2014. La Grande-Bretagne arrive en tête avec 2,9 GW, suivie par le Danemark (0,9 GW) et la Belgique (0,4 GW). La France, quant à elle, est toujours à zéro...

Un troisième appel d'offres pour l'éolien offshore très attendu

France Énergie Éolienne souligne que le deuxième appel d'offres de 1 000 MW pour les zones du Tréport et de Noirmoutier ne suffira pas pour atteindre les objectifs fixés à 6 000 MW en 2020. Selon son Président, Nicolas Wolff :
"Il est désormais très urgent de lancer le troisième appel d'offres pour ajouter les 3 000 MW manquants".

L'éolien offshore favoriserait la biodiversité...

Une étude menée sur le parc Offshore Windpark Egmond aan Zee, aux Pays-Bas, s'est intéressée à l'impact écologique de ce parc sur la faune, en mesurant les changements de populations et de comportements observés chez les micro-organismes aquatiques, les poissons, les mammifères marins (phoques et marsouins) et les oiseaux (marins et migrateurs).
Elle révèle que les micro-organismes vivant sur le nouveau support (monopiles et amas de rochers) ont vu leur nombre augmenter significativement. De nouvelles espèces, telles que les moules, les étoiles de mer et les crabes sont même venus coloniser l'espace. Les poissons auraient trouvé refuge dans ces zones où la pêche est désormais interdite. Aucun effet n'a été réellement observé sur la trajectoire des oiseaux : si certaines espèces évitent le parc, le Grand Cormoran, au contraire, semble apprécier de sécher ses ailes sous le vent des pales. Aucune collision n'a été enregistrée durant cette étude. Le nombre de marsouins a augmenté à l'intérieur du parc, certainement en raison de la plus grande abondance de la ressource alimentaire et de la tranquillité des eaux. Les phoques semblent quant à eux avoir été perturbés par le bruit lors de la phase de construction du parc, notamment lors du forage et du martèlement des piles dans le fond marin.
En conclusion, les monopiles et les amas de rochers des éoliennes offshore constituent un nouvel habitat propice à la biodiversité marine. En revanche, il convient d'éviter des zones de passages d'oiseaux migrateurs.
http://iopscience.iop.org/1748-9326/6/3/035101/pdf/1748-9326_6_3_035101.pdf

...mais affecterait les dynamiques des vents et les circulations océaniques

Göran Broström, de l'Institut Météorologique Norvégien, a démontré que les fermes éoliennes offshore de grande superficie créent des phénomènes d'upwelling et de downwelling, qui modifient les circulations des vents et des courants océaniques.  Selon lui, la superficie du parc a plus d'impact que la densité des éoliennes dans ce parc. L'impact serait ressenti sur une surface 160 fois supérieure à celle du parc. Un des effets les plus critiques constatés réside dans une variation de quelques millimètres du niveau de la mer. L'étude se poursuit pour déterminer dans quelle mesure la température océanique est modifiée.
http://www.physicstoday.org/daily_edition/down_to_earth/egu_2012_potential_ecosystem_effects_of_offshore_wind_farms

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0924796308001085

Au regard de ces deux études, il me semble que la modification des vents pourrait être l'une des raisons pour lesquelles les oiseaux évitent la zone.

jeudi 14 mars 2013

4 clés pour obtenir des informations sur les personnes que vous voulez contacter

Bonjour,

Je ne sais pas si c'est la journée de la Femme qui m'a inspiré ce thème, mais je suis agacée, en tant que femme chef d'entreprise, de recevoir certains courriers adressés à "Monsieur le Président" ou "Monsieur le Directeur", voire même : "Gaëlle GARIBALDI, Monsieur le Président", de la part d'un (très mauvais) prestataire en veille (le même qui me demande des devis en se faisant passer pour un étudiant alors qu'une simple recherche Google sur son nom m'indique bien qu'il est prestataire en veille, le même qui essaie encore une fois de m'obtenir un tarif en m'envoyant un e-mail info@commercial.fr sans signature!!!).
Certes les préjugés ont la vie dure, et il faut reconnaître que ceux qui envoient de tels courriers ont plus de chance de "taper dans le mille" sachant que les chefs d'entreprise sont bien souvent des hommes (15 % seulement des chefs d'entreprise sont des femmes), mais cela traduit surtout, à mon sens, une méconnaissance absolue de la personne à qui l'on s'adresse!!!
C'est pourquoi j'ai décidé aujourd'hui de vous donner 4 clés pour vous renseigner sur les personnes que vous voulez contacter.


PS : S'il m'arrive parfois d'envoyer des courriers "en masse" et non personnalisés, dans ce cas, j'indique "Madame, Monsieur" ou tout simplement "Bonjour" s'il s'agit d'un e-mail.