vendredi 18 janvier 2013

La plus grande distance parcourue en véhicule à énergie solaire

Toujours dans ma série : "J'veux du soleil!", voici un record que j'ai eu envie de partager avec vous :
Marcello Da Luz (un Canadien) a parcouru 15 000 kilomètres en 140 jours au volant de sa voiture à énergie solaire "Power of One".
Celle-ci dispose, sur sa partie supérieure, de 893 cellules photovoltaïques. Elle est équipée de batteries Li-ion, qui permettent de stocker l'énergie accumulée dans la journée pour rouler la nuit.
Power of One sur le cercle polaire (copyright xof1)

Notons tout-de-même que, si ce n'est pas une Subaru, cette voiture est capable d'accélérer de 0 à 85 km/h en 6 secondes seulement, et d'atteindre une vitesse de 120 km/h! Son autonomie, quant à elle, serait de 500 km par grand beau temps, ce qui n'est pas le cas tous les jours... ou de 200 km sur batterie (la nuit).
Bon, le volume du coffre n'est pas optimal pour partir en vacances avec sa tribu...

Plus d'infos sur "Power of One".

mardi 15 janvier 2013

Comment protéger vos idées innovantes?

Lorsqu'on est une PME, on ne sait pas toujours comment s'y prendre pour protéger ses idées et ses innovations. La Chambre de Commerce et d'Industrie de la région Rhône-Alpes a publié à cet effet un guide pratique sur la Propriété Intellectuelle "De l'idée au marché".
Ce guide a été rédigé par les partenaires de ce projet (CCIR Rhône-Alpes, CCIT de Lyon, CCI de Paris). Ce guide a été conçu pour tous ceux -inventeurs et dirigeants de TPE/PME, responsables R&D- qui transforment les idées en "réelles innovations".
Vous pouvez télécharger ce guide en cliquant ici.

vendredi 11 janvier 2013

La tour solaire, un projet fou!

Est-ce la neige qui m'inspire cette envie de chaleur? Allez savoir! En ce début d'année plutôt froid, je vous propose "la minute qui réchauffe":
Avez-vous déjà entendu parlé de la tour solaire?
Il s'agit d'une invention pharaonique destinée à produire de l'énergie.

Imaginez une région chaude : Australie, Namibie, Espagne, Arizona... L'air y est...chaud.
Imaginez maintenant que vous recouvriez une plaine d'un immense préau au toit de verre (la canopée): l'air, sous le préau y serait encore plus chaud, non? Un peu étouffant, même...
Imaginez maintenant que vous placiez une immense cheminée (la tour) s'élevant vers le ciel, au centre de ce préau. Vous devinez ce qui va se passer : l'air chauffé au sol va vouloir s'élever par cette cheminée (rappelez-vous : la chaleur monte!).
Disposez une série de turbines au pied de la tour, et produisez de l'énergie!
Voilà, nous y sommes! C'est le principe de la tour solaire.

Principe de la tour solaire, image de EnviroMission
Plusieurs projets devraient voir le jour dans les prochaines années (s'ils obtiennent les financements nécessaires) en Australie, en Namibie, en Arizona. A titre d'exemple, voici les caractéristiques du projet de Buronga, en Australie :
  • Une cheminée de 990 m de haut (encore plus haut que le plus haut gratte-ciel existant à ce jour, Burj Khalifa à Dubaï, 828 m de haut, soit 163 étages!) en matériaux composites (hyper légers! Comment être sûr qu'elle ne va pas s'envoler? Elle comporte une structure identique aux rayons d'une roue de vélo)
  • Un collecteur de 7 km de diamètre, soit 38,5 km2 de verre et de plastique (il en faut, de la place!).
  • Température de l'air chauffé dans la cheminée : 70 °C.
  • Vitesse de l'air dans la cheminée : 15 m/s (54 km/h).
  • 32 turbines.
  • Puissance prévue : 200 mégawatts (soit la production d'électricité pour environ 200 000 logements, pas mal!)
  • coût : 2 € / W (ce qui est moins cher que la production par panneaux photovoltaïques, mais plus cher qu'une centrale à charbon!)
 Alors, la tour solaire, une solution d'avenir?
Je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous pour en savoir plus :

mercredi 19 décembre 2012

Le marché Gauss ne fait pas rire les fournisseurs de laboratoires

Alors que les universités deviennent de plus en plus autonomes, le marché Gauss réduit leurs possibilités d'innovation.
Le Marché Gauß est un marché national inter-opérateurs (EPST/Universités/EPICs…) de fournitures de consommables, matériels, réactifs et produits chimiques pour les laboratoires. Son objectif est d’économiser environ 150 millions d’euros sur ces fournitures sur la durée du marché (soit 10 % du montant des achats scientifiques de ces établissements). Pour ce faire, le SAE prévoit une découpe en 13 lots (très hétérogènes), ainsi que la sélection de 4 fournisseurs maximum par lot, un fournisseur pouvant être retenu sur plusieurs lots. 
Or, la Recherche et l'Innovation ne sont pas tout-à-fait des domaines où les "consommables" ressemblent à de vulgaires stylos, ramettes de papier ou rouleaux de scotch! Comment être sûr que l'un des 4 fournisseurs disposera du catalyseur nécessaire ou de la micropipette calibrée, adaptée à sa manip?
Un tel marché va à l'encontre de la flexibilité apportée par les "petits" fournisseurs...

Le CIFL (Comité Interprofessionnel des Fournisseurs du Laboratoire) regroupant les fournisseurs français (dont plus de 80 % de PME et TPE) d’instrumentation scientifique, de réactifs et consommables destinés aux Laboratoires de Recherche , a adressé des courriers à la Direction du SAE et aux Ministres concernés (RECHERCHE, ÉCONOMIE ET FINANCES, REDRESSEMENT PRODUCTIF) pour les alerter sur l’implication en termes d’emploi et d’innovation que pourrait engendrer la mise en œuvre d’un tel marché.
Source : la Gazette du Laboratoire

jeudi 13 décembre 2012

La Veille de Noël



Bientôt Noël! Avez-vous bien veillé sur les envies et les besoins de vos proches pour identifier le cadeau idéal? Si ce n'est déjà fait, je vous propose une petite analyse détaillée pour vous aider sur ce sujet :
La Veille de Noël  
                                                             
Etape 1 : Définir le sujet des recherches
Question identifiée : comment faire plaisir à mes proches le jour de Noël?

Etape 2 : Collecter les informations
Sources et moyens identifiés : appel téléphonique, discussions autour d'un repas, lettre au Père Noël, proches parents ou amis...

Etape 3 : Traiter et capitaliser les informations
Classer les informations en fonction du plaisir apporté par le cadeau, du budget ou du temps disponible  :
Exemple 1 : Tata Huguette a exprimé son souhait d'avoir un cadre photo avec une photo de ses petits neveux et nièces, mais elle aurait aussi besoin de nouveaux couverts à salade car ils se sont cassés la semaine dernière. Cadeau le plus pratique, facile à trouver et le plus économique : les couverts à salade ; cadeau le plus sympathique, nécessitant un minimum d'investissement, et un peu plus cher : le cadre avec photo.
Exemple 2 : Léa, votre petite dernière, a rédigé une lettre au Père Noël longue de 3 pages. Cadeau le plus sympathique... mais difficile à trouver après le 13 décembre : la Barbie de Noël ; cadeau le plus pratique : une combinaison de ski.

Etape 4 : Communiquer l'information
Pour éviter que l'Oncle Gilbert ne se retrouve avec deux paires de pantoufles identiques le matin de Noël, n'hésitez pas à partager l'information avec vos collaborateurs également impliqués dans la recherche du cadeau idéal.

Etape 5 : Prendre les décisions en fonction des informations collectées
Maintenant que vous disposez de toutes les informations nécessaires pour trouver LE cadeau idéal, il est grand temps d'agir!

Etape 6 : Evaluer le retour sur investissement
Offrez votre cadeau et savourez le plaisir d'offrir et le bonheur que votre proche a ressenti en le découvrant. Car c'est aussi cela, Noël, un partage de sourires et de petits bonheurs qui font des fêtes réussies!

Joyeuses fêtes à vous tous!

Le coup de gueule contre le "tout étanche" de la RT 2012

La construction de bâtiments neufs est désormais régie par la réglementation thermique RT2012, qui évoluera progressivement vers la RT2020 et la construction de bâtiments à énergie positive. Cette réglementation prévoit de rendre les nouveaux bâtiments construits les plus étanches possibles, afin de ne pas perdre de chaleur et ainsi gaspiller de l'énergie.
Or, de nombreux professionnels, et notamment ceux d'Uniclima, s'inquiètent, voire s'insurgent contre cette mesure qui aboutit inévitablement à des problèmes de confinement.
En effet, la RT2012 "oublie" de renouveler l'air neuf...ce qui implique une qualité de l'air intérieur dégradée.

Ainsi, de plus en plus d'entreprises (parmi lesquelles Tera Environnement, Explorair, Ethera, Conidair, Azimut Monitoring...) se positionnent sur ce marché et proposent de suivre les paramètres de la qualité de l'air :
  • humidité
  • température
  • CO2
  • benzène, formaldéhyde et autres COV
  • moisissures
De nombreuses études depuis les années 1970 ont mis en évidence le "Building Sick Syndrom", ou le syndrome du bâtiment malsain. Il s'agit de troubles de la concentration, de fatigue, de maux de tête, voire d'irritations de la peau et de difficultés respiratoires liés au caractère "neuf" et au confinement des bâtiments. (voir la vidéo "Sick Buildings").

C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles les matériaux utilisés pour la construction sont classés depuis le 1er janvier 2012 en fonction de leurs émissions.
Étiquette pour les matériaux de construction

Les substances ou groupes de substances composant la liste définie à l'article R. 221-27 du code de l'environnement sont les suivantes :
1° Formaldéhyde (numéro CAS : 50-00-0) ;
2° Acétaldéhyde (numéro CAS : 75-07-0) ;
3° Toluène (numéro CAS : 108-88-3) ;
4° Tetrachloroéthylène (numéro CAS : 127-18-4) ;
5° Xylène (numéro CAS : 1330-20-7) ;
6° 1,2,4-triméthylbenzène (numéro CAS : 95-63-6) ;
7° 1,4-dichlorobenzène (numéro CAS : 106-46-7) ;
8° Ethylbenzène (numéro CAS : 100-41-4) ;
9° 2-Butoxyéthanol (numéro CAS : 111-76-2) ;
10° Styrène (numéro CAS : 100-42-5) ;
11° Composés organiques volatils totaux (COVT).
Les caractéristiques d'émissions de substances sont formalisées selon une échelle de quatre classes, de A+ à C, la classe A+ indiquant un niveau d'émission très peu élevé, la classe C, un niveau d'émission élevé. Le niveau d'émission est indiqué par la concentration d'exposition, exprimée en µg.m―³. (voir arrêté du 19 avril 2011 relatif à l'étiquetage des produits de construction sur leurs émissions de polluants volatils).

Alors, pour ou contre le "tout étanche"? Partagez votre opinion en laissant un commentaire!

Sick Buildings